Accueil   |   Actualité : Portrait d’un Biodiv’acteur

Portrait d’un Biodiv’acteur

Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes d’anciens urbains qui ont choisi de faire un pas de côté et de revenir à la terre en essayant de réapprendre des techniques et des façons de vivre respectueuses de l’homme et de la nature. Le lieu magique qu’est notre refuge nous permet aujourd’hui d’être des passeurs d’idées et d’expérimenter comment des humains peuvent se réapproprier leur vie tout en préservant leur environnement. Nous passons notamment par la diffusion de la permaculture.

Pourquoi avoir choisi de devenir Refuge LPO ?

Le lieu est situé à la croisée des chemins entre la montagne (lieu en retrait de l’agriculture, de l’élevage et de toute activité humaine dégradante) et la vallée. Cette situation exceptionnelle nous oblige à une certaine responsabilité vis-à-vis de la sauvegarde des équilibres naturels, aussi bien de la faune que de la flore. Le capital naturel du lieu est très important et devenir Refuge LPO représente une opportunité pour la conservation des espaces.

Pouvez-vous nous décrire brièvement votre refuge ?

Notre terrain est situé en pente nord de la bordure de la montagne, entre 400 et 750 mètres d’altitude. Sur ses 20 hectares, une grande partie est constituée de forêt de hêtres et de chênes. Il y a quelques friches en basse altitude où nous envisageons des aménagements en permaculture : conservation des arbres déjà présents, terrassement naturel, plantation de fruitiers notamment. Le lieu a aussi le privilège de compter trois sources naturelles qui nous permettent de penser des projets d’irrigations et qui nous assurent l’eau pour la consommation. La diversité omniprésente associée à cette forte présence de l’eau assure une multitude d’habitats pour les espèces d’insectes et d’oiseaux notamment.

Quels aménagements avez-vous mis en place pour la biodiversité ?

Il s’agit surtout de protéger les espaces et les équilibres afin de toujours favoriser la biodiversité. Outre les travaux de zonage (pour délimiter les zones où nos actions sont peu présentes voire inexistantes), nous avons aussi commencé à réaliser des sentiers de balades, construire et rénover des nichoirs, planter des fleurs et des arbres fruitiers.
Enfin, nous prenons garde à l’action de nos amis les chiens et les chats, potentiels prédateurs des mammifères de forêts et des oiseaux.

Quelles espèces sympa avez-vous sur votre refuge ? Quelle est votre préférée ?

Le lieu voit évoluer plusieurs espèces de rapaces dont l’aigle royal. Nous apprécions particulièrement une famille d’autours, qui ont leurs habitudes ici et qui reviennent chaque année au même endroit.

Racontez-nous une anecdote naturaliste sur votre refuge…

Le lieu est si vaste qu’il nous arrive quotidiennement d’y « croiser » nos « colocataires » : chevreuils au réveil, renards décontractés ou encore plusieurs familles de blaireaux qui ont installé leur tanière sur le terrain. Vous imaginez notre enchantement mais aussi parfois nos interrogations lorsqu’en pleine nuit, ces gros mammifères passent devant nous !

Quels sont vos prochains projets sur votre refuge ?

Il s’agit dans un premier temps d’assurer une relative autonomie du lieu : alimentaire mais aussi financière. Pour ce faire, nous finissons de rénover les trois gîtes pour proposer des locations dès 2018. Nous accueillons aussi des séminaires, formations, groupes de jeunes, classes vertes, collectifs d’artistes et autres ateliers afin de favoriser les rencontres et les apprentissages.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer