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SOS faune sauvage

Vous êtes en contact avec un animal sauvage (qui vous semble) en difficulté ? Une association s’est récemment créée en Drôme-Ardèche pour un accompagnement au cas pas cas, le CSDA (projet de Centre de Sauvegarde de la faune sauvage en Drôme-Ardèche).

Merci d’appeler ses bénévoles et jeunes en mission de service civique au 07 83 62 12 61, 7 jours sur 7, de 10h à 18h, qui sont formés et épaulés par le CSOL et le Tichodrome, centres expérimentés du Rhône et de l’Isère.

S’ils ne répondent pas de suite, merci de lire les conseils ci-dessous.

Vous avez trouvé un animal sauvage en difficulté?

Il s’agit d’un Oiseau

C’est un adulte

Ne produisez ni gestes brusques, ni cris afin de ne pas l’effrayer. Couvrez l’oiseau à l’aide d’un tissu (un vêtement peut faire l’affaire) afin de l’immobiliser sans risque de blessure pour le sauveteur ni le sauvé.

Voici les étapes à suive :

  • Capturez l’oiseau en l’effrayant le moins possible
    Quelques mesures de sécurité :
    Si c’est un rapace : ATTENTION aux serres et au bec !
    Si c’est un échassier (cigogne, héron…) faites attention à son bec : le tenir tout le long de l’opération
  • Mettez le dans un carton fermé, au calme et au chaud. Sachez que le stress peut le tuer, alors,  n’exhibez pas votre trouvaille! Ne lui donnez ni à manger, ni à boire, ni aucun médicament.
  • N’oubliez pas de vous laver les mains après avoir manipulé un animal sauvage.
  • Appelez tout de suite le centre de soins le plus proche de chez vous (voir notre liste des centres de soin plus bas, et une liste disponible sur le site de l’UFCS).

anticollisionL’oiseau a percuté une fenêtre

Il n’a pas l’air blessé mais ne s’envole pas ? Capturez-le et placez-le dans un carton fermé au calme et au chaud une à deux heures (ou jusqu’à ce qu’il s’agite), puis relâchez- le en ouvrant le carton à l’extérieur. S’il ne s’envole toujours pas, contactez un centre de soins.

Des dispositifs existent pour éviter la mort de nombreux oiseaux suite à collision avec nos vitres : les silhouettes anti-collision sur la boutique LPO.

C’est un jeune

Il faut savoir que, chez beaucoup d’espèces, les oisillons sortent du nid avant de savoir voler. Pendant la période d’apprentissage, les parents continuent de venir s’en occuper (même s’ils peuvent se montrer très discrets) ; les oisillons sont donc rarement abandonnés.

Jeune Chevêche d'Athéna © J Coutout

Jeune Chevêche d’Athéna © J. Coutout

Si l’oisillon est bien vif

  • Laissez-le sur place
  • En cas de danger, mettez-le en hauteur sur une branche, un muret, dans un carton (pour le protéger des chats ou chiens) ou, si vous le pouvez, remettez-le dans son nid (les parents ne sont pas loin). S’il s’agit d’un jeune rapace (à l’exception des rapaces nocturnes (qui sortent très tôt du nid) et des busards (qui nichent au sol), les rapaces nichent en hauteur ; le jeune est donc peut-être abandonné, contactez alors un centre de soins au plus vite.

Même si l’oisillon a été manipulé, ses parents le reprendront en charge. Mais ne restez pas à proximité afin de ne pas gêner leur retour. 

Si l’oisillon à l’air beaucoup trop jeune (en duvet), faible ou blessé, contactez un centre de soins le plus rapidement possible.

Comme pour les adultes, ne tentez de lui donner ni à manger, ni à boire, ni aucun médicament.

S’il s’agit d’un martinet noir, dans tous les cas, ramassez-le et appelez le CSDA. Ne tentez pas non plus de le nourrir ni de l’abreuver : toute nourriture inadaptée, même pour quelques repas, pourrait nuire à la qualité de ses plumes et l’empêcher de migrer à la fin de l’été…

Il s’agit d’un mammifère

C’est un adulte

  •  S’il s’agit d’un gros mammifère du type renard, blaireau, ongulés (cerfs, chamois, …), contactez les pompiers ou la gendarmerie ainsi qu’un centre de soin adapté (comme Aquila dans le 05).
  • Pour les autres petits mammifères, mustélidés, hérisson, … contactez le centre de soins le Tichodrome (38) ou le centre de soins  Aquila  (05).
  • Il s’agit d’une chauve-souris, l’équipe salariée de la LPO Drôme est attentive aux chauves-souris en détresse et l’antenne de Crest répond plusieurs fois par an à des appels pour des chauves-souris découvertes en bâti humain la plupart du temps. Vous pouvez également contactez les centres de soins.

 

C’est un jeune

  • Surtout, ne pas y toucher ! Contrairement aux oiseaux, il risquerait d’être abandonné.
  • Si il n’a pas l’air en difficulté, alors laissez le.
  • Si il est blessé ou en cas de doute, contactez le centre de soins le plus proche avant toute intervention. Ils vous conseillerons sur la conduite à tenir.

N’essayez en aucun cas d’élever vous-même un jeune animal : vous le condamneriez !

Il s’agit d’un amphibien, d’un reptile

Placez l’animal dans un carton et contactez le centre de soins.
Si un reptile s’est introduit chez vous, retrouvez notre page SOS serpent.

Détention et transport d’animaux

La détention et le transport d’un animal sauvage est illégal sans autorisation. Avant tout transfert, contactez impérativement un centre de soins (qui pourra justifier et attester en cas de contrôl l’urgence de votre situation), ainsi que l’ONCFS de votre département.

 

© CSOSL

© CSOSL

 

Appel à bénévoles!

branquareCertains animaux ont besoin d’être transportés en direction des centres de soins. Certains particuliers ne pouvant se déplacer, l’aide de ces bénévoles est très précieuse et fondamentale pour la survie des futurs patients. Plus les animaux arrivent rapidement au centre de soins, plus leurs chance de rétablissement augmenteront.

Pour cela, les centres font appellent à des bénévoles « récupérateurs ».
Vous effectuez des trajets régulier ou occasionnels à proximité d’un centre de soins ? Contactez directement le centre de soins concerné.
Retrouvez la carte des oiseaux blessés nécessitant un transport géré par le CSOL sur cette page et les demandes concernant ceux devant être pris en charge par le Tichodrome sur cette page Facebook.

Historique récent concernant la prise en charge des animaux blessés en Drôme-Ardèche

En septembre 2012, le centre de soins Drôme-Ardèche pour animaux blessés situé à Boucieu-le-Roi (07) a fermé ses portes. Depuis cette date, la Drôme et l’Ardèche ne disposent donc plus d’aucune structure d’accueil pour la faune sauvage blessée. Or, la LPO Drôme reçoit une cinquantaine d’appels par an à ce sujet…

Afin de tenter de solutionner ce problème, les associations de protection de la nature de la Drôme et la LPO Ardèche se sont réunies avec les représentants des administrations concernées et les responsables des centres de soins voisins  (Rhône : le CSOSL, Isère : Le Tichodrome, Hautes-Alpes : Aquila) en février 2013, pour évaluer la possibilité de créer un centre de soins en Drôme-Ardèche. Les conclusions de cette réunion ne sont guère optimistes : la législation en matière de transport et de soins aux animaux blessés est draconienne, les frais d’investissement et de fonctionnement pour un centre de soins sont très élevés et il sera difficile d’obtenir une  quelconque prise en charge ou subvention. Les trois centres de soins ont proposé d’accueillir gracieusement la faune en difficulté de Drôme-Ardèche en 2013, dans la limite de leurs possibilités, le temps qu’une solution soit trouvée. Mais il est évident que ces structures, déjà fragiles, ne pourront continuer longtemps ainsi.

En décembre 2015, le CSDA a vu le jour. Son équipe espère pouvoir ouvrir un petit local à Crest courant mai 2017 afin de nourrir les oisillons orphelins, d’apporter les premiers soins aux blessés et de centraliser leurs transports vers les centres voisins.

 

Appel à dons

Vous vous sentez concerné(e) par cette thématique ? Si vous souhaitez y contribuer, contactez les centres et le projet de centre cités en haut de page.

Vous pouvez également les soutenir en en devenant adhérent(e) et en leur versant des dons, même modestes. En effet, sans cela, ces structures ne seront pas à même de continuer le formidable travail qu’elles effectuent.