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Le Grand-Duc d’Europe (Bubo bubo)

Suivi du grand duc d’Europe

L’importance de suivre une espèce

Un suivi à long terme de l’espèce permet de mieux connaître ses évolutions : nombre de couples, répartition, reproduction et productivité. Cela permet aussi de connaître et protéger les sites de reproduction si nécessaire.

Couple de grands-ducs à l’aire en décembre – Photo : Cindie Arlaud

Comment se réalise le suivi du Grand-Duc ?

1. Ecoutes hivernales

De novembre à février, écoutes crépusculaires (un quart d’heure avant le coucher du soleil et jusqu’à la nuit). Elles permettent de savoir si le site est occupé.
Rôle du chant : marquer le territoire ou séduire la femelle.
En novembre-décembre, on entend plus souvent le mâle.
En janvier-février, période plus propice pour entendre la femelle (chant plus aigu) qui répond à celui du mâle.

Info plus

Le mâle chante souvent perché sur un arbre ou un rocher. Pour les couples cantonnés, on peut facilement entendre le couple toute l’année

2. Au printemps

On cherche à repérer les jeunes en fin de journée à la longue-vue, si l’aire est visible, ou à l’écoute, par les chuintements, si elle ne l’est pas.

Infos plus

  • Comme les parents, les jeunes s’activent le soir peu avant le coucher du soleil et jusqu’au lever de celui-ci.
  • Le suivi sur l’année demande de la persévérance, qui finit toujours par être récompensée !

Le réseau national

Très présent sur le territoire, le Grand-Duc d’Europe a failli disparaître dans les années 80 (persécution, empoisonnement, chasse…). Depuis 1972, l’espèce est protégée, et cette protection s’est renforcée depuis. Mais son équilibre est encore fragile…

Le suivi permet de voir l’évolution des effectifs estimés et de la répartition :

En 2006, on estimait la population à 1600 couples en France et, en 2016, à 2500 :

Répartition du Grand-Duc – 2006

 

Répartition du Grand-Duc – 2016
En vert : département avec suivi organisé
En bleu : pas de suivi organisé en 2016

Suivis sur la Drôme

Les populations de Grand-duc d’Europe sont peu suivies à l’échelle du département de la Drôme. Cependant, des couples isolés font l’objet de suivis par des bénévoles de la LPO et autres naturalistes indépendants.

Données de Grand-Duc sur le département de la Drôme 1990 – 2020

Suivi 2019 – 2020

  • Une équipe de sept naturalistes bénévoles très motivés s’est constituée sur le Royans.
  • Monts du matin11 sites avec couples,
    13 jeunes
  • Royans3 sites occupés dont 2 avec couples,
    2 jeunes

Suivi 2020-2021

Mise en place d’un suivi coordonné sur le territoire des Monts du Matin (secteur le mieux connu et le mieux suivi), la Gervanne et Royans-Vercors

Nid de grands-ducs

Principales menaces

Collisions routières, électrocution, percussions avec câbles en tout genre, fils de fer barbelés, dérangement par les sports de nature…
Dans le Royans, sur les trois sites connus, deux présentent des menaces pour la reproduction : à Saint-Nazaire-en-Royans, un projet de carrière sur son territoire et, à Sainte-Eulalie-en-Royans, des voies d’escalade se sont implantées autour du site de nidification historique.

Jeunes grands-ducs – © Christian Maliverney

Appel à bénévoles

Vous avez repéré la présence d’un hibou grand-duc près de chez vous mais vous ne savez pas trop comment assurer ce suivi ? N’hésitez pas à contacter Sylvie Frachet (membre du Groupe local LPO Royans-Vercors), qui pourra vous envoyer un protocole calendrier.

Vous aimeriez faire un suivi mais vous ne connaissez pas de site ? Contactez Rémi Métais.

Histoires de suivis de l’espèce :

Page réalisée par Sylvie Frachet, du Groupe local LPO Royans-Vercors


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