Accueil   |   Actualité : Moras-en-Valloire : la saison 2021 a commencé

Moras-en-Valloire : la saison 2021 a commencé

Depuis le début du mois de février, vous avez peut-être pu observer des amphibiens traversant des routes. Ce phénomène se produit chaque année entre février et avril : c’est la migration prénuptiale des amphibiens. En effet, en hiver, les amphibiens se réfugient dans leur gîte hivernal, souvent une forêt, où ils s’enterrent pour se protéger du froid.

Lorsque les températures deviennent plus clémentes, ils sortent de leur torpeur et leur instinct les pousse à se déplacer vers la zone humide qui les a vus naître. Les amphibiens sont en effet phylopatriques, c’est-à-dire qu’ils ont tendance à vouloir se reproduire à l’endroit où ils sont nés.

A Moras-en-Valloire, la mare la plus utilisée pour la reproduction des amphibiens est situés au bord d’une route très passante. Lorsque ceux-ci réalisent leur migration depuis la forêt de Mantaille vers “leur” mare, ils sont obligés de traverser cette route et sont donc sujets à de nombreux écrasement. C’est dans l’optique d’éviter ces écrasements que la LPO, depuis 2010, assure une mission de sauvetage pour ces amphibiens. Le 11 février 2021, avec l’aide des élèves de première année de BTS GPN de la MFR Mondy, nous avons mis en place le dispositif de sauvetage des amphibiens sur la portion de la D121 entre les communes de Moras-en-Valloire et Hauterives.

Ce dispositif se compose de filets déroulés verticalement à l’aide de piquets étendus sur une distance de 250 mètres de chaque côté de la route, et de seaux placé tous les 12 mètres qui permettront de récupérer les amphibiens. Le principe ? Lorsque les amphibiens se retrouvent face aux filets, ils vont tenter de passer par-dessus ou de creuser pour passer en-dessous. Mais ces filets sont trop hauts pour eux et enterrés les batraciens vont donc devoir les longer à la recherche d’une issue et vont finir par tomber dans l’un des seaux enterrés, où ils seront retenus prisonniers.

Tous les matins, des bénévoles se relaient pour récupérer les amphibiens présents dans les seaux et les faire traverser la route en toute sécurité. Les individus sont dénombrés, identifiés et sexés si possible. Depuis le début du suivi (le 12 février), 117 amphibiens de 7 espèces différentes ont été récupérés dans les seaux : la Grenouille rousse, la Grenouille agile, la « Grenouille verte », le Crapaud commun/épineux, le Triton alpestre, le Triton palmé et la Salamandre tachetée.