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Les populations d’oiseaux communs diminuent toujours en Auvergne-Rhône-Alpes !

© Guy Bourderionne

En dix-huit ans, les oiseaux communs ont diminué de près de 5 % sur l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est particulièrement le cas des espèces des milieux agricoles et des villes et villages qui ont diminué de près de 16 % en pendant cette période. Ces résultats sont issus d’un programme de sciences participatives faisant intervenir plusieurs centaines de bénévoles chaque année dans la région coordonné par la LPO Auvergne-Rhône-Alpes.

Depuis 2001, la LPO Auvergne-Rhône-Alpes coordonne dans sa région un suivi national de population des oiseaux communs avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la DREAL. Ce suivi est organisé en France par le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Dans la région, plus de 300 personnes suivent chaque printemps, aux mêmes endroits, les populations d’oiseaux communs. Avec plus de 600 000 oiseaux comptés depuis le début de ce suivi, il est possible d’évaluer les tendances d’évolution des populations d’oiseaux de notre région.

Les 75 espèces les plus communes de la région peuvent être analysées. Une grande majorité d’entre elles peuvent être regroupées en quatre catégories : les espèces forestières, celles des milieux agricoles, des villes et villages, et les espèces généralistes, qui occupent l’ensemble des habitats cités précédemment.

Les résultats montrent une forte diminution (depuis 2002) des espèces des milieux agricoles et des villes et villages (16 %). Les espèces généralistes (+2 %) et forestières (+4 %) se portent un peu mieux, mais plusieurs espèces de ces groupes diminuent tout de même , ce qui est inquiétant.

Nous pouvons citer des exemples de tendances pour quelques espèces depuis 2002 :

· le Coucou gris a diminué de 24 % ;
· l’Hirondelle rustique a diminué de 17 % ;
· le Pinson des arbres a diminué de 9 % ;
· la Caille des blés a diminué de 41 % ;
· le Merle noir a augmenté de 5 % ;
· le Troglodyte mignon a augmenté de 10 %.

Ce déclin majeur a de nombreuses causes, liées aux activités actuelles de notre société, comme :

· la création de paysages homogènes et artificialisés, qui ne laissent pas de place à la nature ;
· l’utilisation de produits phytosanitaires dans les jardins ou l’agriculture ;
· la disparition des milieux naturels, qui laissent la place à une forte urbanisation.

Ces différentes causes induisent une forte diminution de la ressource alimentaire et des pertes d’habitats nécessaires au cycle de vie de ces espèces. Il est donc urgent d’agir pour réduire l’impact de ces différentes causes de perte de la biodiversité.

Il est encore possible d’enrayer ce déclin majeur des oiseaux dans notre région et en France. Tous les citoyens peuvent participer à leur échelle à préserver la biodiversité.

Rejoignez la LPO et agissons ensemble, maintenant !