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Éviter les pièges pour la faune

Certains aménagements humains représentent, souvent sans que nous ne le sachions, de véritables pièges pour la faune, impactant aussi bien les insectes que les oiseaux ou les mammifères. Pourtant, des mesures simples et concrètes peuvent être mises en place pour remédier à cette problématique.

Beaucoup de personnes n’ont pas conscience qu’une simple bouteille en verre jetée dans la nature peut entraîner la mort de plusieurs animaux. Ce manque de connaissance peut être comblé par la médiatisation d’actions mises en place à l’échelle des communes (article dans le journal local, sur le site de la commune…) et par la pose de panneaux pédagogiques à côté d’un bassin avec une échappatoire pour la faune par exemple. Afin de proposer aux citoyens de la commune les gestes simples qui peuvent faire la différence…

Retrouvez nos documents téléchargeables :
Supprimer les cavités dangereuses pour la faune
Limiter les dangers
Neutraliser les pièges mortels pour la faune sauvage 
Le verre, piège mortel pour les oiseaux

Vous avez trouvé des cavités pièges dangereuses pour la faune sur un lieu public ?
Merci de remplir ce formulaire !

Exemples de pièges mortels et d’actions pour les neutraliser

  • Poteaux creux Les poteaux ouverts à leur sommet sont les pièges mortels les plus fréquents pour de nombreux oiseaux, reptiles et petits mammifères. Évitez ce problème en fermant les entrées par des plaques, grilles, capuchons, etc., après avoir vérifié qu’aucune bête n’y était bloquée. Supprimons ces pièges ! 
  • Surfaces vitrées

Deux cas se présentent selon l’orientation de la vitre et les lumières extérieures et intérieures :

– les vitres sont transparentes et les oiseaux en vol croient qu’il s’agit de passages dans les bâtiments.
– l’environnement s’y réfléchit et donne l’illusion d’un paysage dans lequel l’oiseau vole tête la première.

Plusieurs millions d’oiseaux meurent ainsi chaque année des suites d’une collision dans nos vitres et baies vitrées. Ces accidents peuvent être évités en installant sur les surfaces vitrées des silhouettes anticollision qui viendront signaler l’obstacle aux oiseaux en vol. La forme et la couleur de ces silhouettes importent peu, c’est leur présence et le nombre de silhouettes apposées qui détermineront l’efficacité du procédé. Il est donc important de les répartir uniformément sur l’ensemble de la surface.

 

  • Trous au ras du sol Une multitude d’animaux se déplacent au ras du sol (invertébrés, micromammifères, reptiles…). Ils risquent donc fort de tomber dans des trous créés par l’Humain. Il est nécessaire de les boucher si possible et/ou d’installer des échappatoires : une simple planche placée en diagonale entre le fond et le bord de la cavité peut sauver bien des vies !

 

  • Déchets abandonnés Les petits animaux comme les insectes ou les micromammifères entrent dans les bouteilles mais ne peuvent pas en ressortir à cause de la pente du goulot. D’autres déchets comme les fils de pêche, les ficelles, les filets, les hameçons etc. peuvent piéger la faune. Il faut évidemment ne rien jeter dans la nature et ramasser autant que possible les déchets que l’on y trouve…

Source : www.noblet.me

  • Clôtures hermétiques et barbelés La faune a besoin de se déplacer pour trouver un partenaire, un gîte ou de la nourriture. Une zone clôturée empêche ses déplacements  et peut devenir mortelle. Ainsi, plusieurs animaux, comme les hérissons, se retrouvent coincés dans des passages trop étroits. Les oiseaux et les chauves-souris vont s’accrocher les ailes, se blesser, se débattre, et finir par mourir suspendus… Pour écarter ces risques : préférer des haies champêtres aux grillages et murs ; créer des passages au ras du sol (de 15 cm de côté) ; laisser la végétation le long des murs.
  • Collisions routières
    collision

    Source : Faune Drôme – Julien Cornut

    Chaque jour, de nombreux animaux sont retrouvés morts sur les routes. Il est donc important de les localiser les sites d’écrasement et nous en faire part sur notre base de données participative. A terme, différents aménagements peuvent être mis en place comme des passages à écureuil (corde suspendue entre deux arbres au-dessus de la route), crapauducs, passages à grande faune, passages à pied sec…).

    Vous pouvez également équiper vos rétroviseurs d’avertisseurs à ultrasons, qui préviendront les mammifères sauvages du danger et vous éviteront des collisions parfois mortelles.

 

  • Zones d’eau artificielles et bassins
    Là aussi, penser à placer une système permettant à tout animal étant tombé ou ayant souhaité se baigner dans un bassin, une piscine, un abreuvoir et même parfois un arrosoir (insectes notamment), d’en sortir facilement. Pour cela, placer une planche ou une planchette rugueuse (une branche dans un arrosoir) en pente douce depuis le fond jusqu’au bord, ou un tissu rugueux sur une pente lisse existante…
  • Pollution lumineuse La lumière artificielle a de nombreux impact pour la biodiversité. Plus de détails ici.